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Les plus grands Pirates Informatique

Publié le 9 septembre 2003 - Modifié le mardi 9 septembre 2003 :: 4332 visites robots/humains. ( Popularité: 20)

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Kévin Mitnick un rapace parmi les vautours  


- S’il ne devait y en avoir qu’un seul Hacker, se serait certainement lui. Kévin Mitnick alias le CONDOR savait se faufiler dans n’importe quel ordinateur. Le net regorge d’infos sur ce voyou numérique. Nous les avons regroupées, voici l’histoire de la fin de ce fou aux micros d’or.


C’est ma première poursuite partie Kévin Mitnick est devenu une légende dans l’univers du Net.

Il est devenu en quelques années la taupe la plus célèbre mais aussi la plus recherchée des Etats-Unis. On lui attribue toutes sortes de piratages. D’abord, adolescent, il aurait détourné le service des renseignements téléphoniques américain basé sur le même principe que notre 12 National. Quand un abonné appelait pour s’informer sur un numéro de téléphone, il tombait sur Mitnick ou sur un de ses complices qui répliquait : "La personne que vous recherchez est-elle blanche ou noire, Monsieur ? Car nous tenons deux répertoires distincts." On lui attribue aussi l’une des premières passes àl’encontre du Pentagone, il y retournera par la suite une bonne centaine de fois. L’un des jeux du CONDOR était aussi de se balader dans les systèmes téléphoniques américains pour y déconnecter le téléphone de ses ennemis ou pour "simplement" changer leur nom d’abonné en James Bond. Lors de sa cavale, il s’est attribué des numéros de téléphone, un bon millier, dont les trois derniers chiffres finissaient par 007. Pour finir dans ce qui est connu, Mitnick aurait déjoué les barrières du laboratoire de mise àfeu de la NASA àPasadena ; du réseau de l’Université de Leeds en Angleterre ; de l’unité centrale de la défense aérienne américaine, dans le Colorado et surtout le système de localisation d’appels du FBI.

C’est ici que la traque commence, le Fédéral Bureau of Investigation n’a pas apprécié d’être visité de la sorte. Pour vous donner une idée, un visiteur qui accède dans un immeuble du FBI, est fouillé, aucun document ne peut ni rentrer, ni sortir, même pas un rouleau de papier toilette, alors imaginez un mec qui se promène dans toutes les machines et diffuse en libre accès les documents qu’il a volé. Cette cavale durait depuis trois ans, jusqu’àce jour de décembre 1994, ou, par défit, il s’attaqua aux ordinateurs de Tsutomu Shimomura. Le CONDOR souhaitait faire un tour àcet ancien ami passé àl’ennemi.


Tsutomu Shimomura est l’autre hacker de l’histoire. Cet américain âgé de 30 ans a sauté le mur de l’interdit en proposant ses services dans la sécurité informatique. Il a développé toute une gamme d’outils capables de détourner les systèmes téléphoniques cellulaires, mais aussi toute une série de programmes permettant de piéger àcoup sur n’importe quel pirate. Il s’est taillé une excellente réputation. Le FBI, l’US Air Force ou encore l’Agence de Sécurité Nationale, le NSA, font partie de ses clients.  
Plus le système est protégé plus on s’amuse. Alors jouons... Le 26 décembre, Shimomura est chez lui, il se prépare àpartir en vacances, quand il reçoit un appel de ses collègues du Centre de calcul de San Diego. Quelqu’un s’est introduit la nuit précédente dans les ordinateurs installés dans sa maison de vacances, àDel Mar, et a "volé" des centaines de documents et de logiciels. Le hacker a exploité une faille notoire dans l’architecture du réseau Internet, faisant croire àl’ordinateur de Tsutomu Shimomura que le message venait d’une source autorisée - en l’occurrence, un ordinateur de la Loyola University de Chicago utilisé comme "passerelle".

Habile, certes, mais le pirate ne s’est toutefois pas aperçu que Shimomura a programmé des firewalls d’un genre particulier, ces derniers envoient toutes les heures une copie de leur index àun autre ordinateur - ce qui a produit une alerte automatique. Un mois plus tard, Shimomura reçoit un deuxième coup de fil. L’opérateur d’un service commercial d’accès àInternet, le W.e.l.l. ("Whole Earth Lectronic Link") de Sausalito, l’informe que les documents volés àDel Mar ont été déposés dans son ordinateur par un inconnu. Dans ces documents, entre autres, les feuilles de salaires de Shimamoura, des contrats et surtout tous ses mots de passe. Tsutomu Shimomura et une petite équipe du Centre de calcul s’installent alors àSausalito, branchent une série de portables sur le réseau interne du W.e.l.l., mettent en place un système de surveillance, et commencent àobserver l’activité du pirate.

Dorénavant chaques frappes de ce dernier s’affichent sur leurs écrans. Le 17 janvier, ils l’observent alors qu’il infiltre le système de Motorola, il accède àl’ordinateur censé protéger le réseau interne et dérobe, le logiciel de sécurité. Il semblerait, mais personne ne pourra le prouver, que c’est àpartir de cette passe, que le FBI aura accès au décryptage des communications entre mobiles.

Quelques jours plus tard, Tsutomu et ses associés détectent le vol de 20 000 numéros de cartes de crédits appartenant aux clients de Netcom, un des principaux fournisseurs d’accès àInternet, basé àSan José. Ils s’y déplacent et recommencent la traque. Mitnick, connaît son affaire, ses appels passent par trois villes : Denver, Minneapolis, et Raleigh. Ce n’est qu’en comparant longuement les registres des compagnies téléphoniques àceux de Netcom que Shimomura et ses collègues acquièrent la conviction que le pirate se trouve àRaleigh. Le hacker utilise un téléphone cellulaire pour se connecter àplusieurs points d’accès de Netcom afin d’éviter d’être localisé.

A Raleigh, les appels semblent entrer par un central de la compagnie téléphonique GTE, dont les listings en renvoient toutefois l’origine chez une autre compagnie : SPRINT. Grâce àune brillante manipulation des logiciels du réseau, GTE pensait que les appels venaient de Sprint, et vice versa. Aucune des deux compagnies n’avaient donc de données sur l’utilisateur du téléphone - ni ne lui a jamais envoyé de facture d’ailleurs ! Le numéro identifié, pendant deux jours Shimomura parcours les rues de Raleigh avec une antenne de détection, et localise enfin l’appartement où habite Kevin Mitnick. Selon d’autre dire, c’est ici qu’apparaît l’une des premières utilisations du système TEMPEST.

 _ A deux heures du matin, le 15 février 1995, le FBI et Shimomura investissent le nid du Condor. "Salut Tsutomu ! Félicitations", aurait dit MITNICK. Ceux qui l’ont rencontré ou ont étudié ses agissements le décrivent comme un jeune homme d’une intelligence limitée, spécialisée, très réservé et méfiant. Un perdant doué d’un talent extraordinaire sur ordinateur, le seul endroit où il excellait. Les gens avaient peur de lui, comme d’un magicien un peu fou. Non sans raison : les talents techniques de Mitnick avaient de quoi faire trembler la planète. Mais jamais il n’a essayé de tirer un profit de ce qu’il savait, ni effacé ou altéré les mémoires informatiques qu’il parvenait àpercer. Il n’a d’ailleurs jamais utilisé les numéros de cartes de crédit qu’il ait eu en sa possession. Il faisait ça pour la beauté du geste, pour défier ceux qui sont en charge de la sécurité informatique. " Kévin se moquait des grosses entreprises comme du FBI, et c’est pour ça qu’il a fini par représenter une menace" : a déclaré son ex-femme. " Il leur a prouvé qu’ils étaient vulnérables, et eux ne voulaient surtout pas que ça se sache. "

Le condor en cage, le doute plane toujours...
Kévin Mitnick a écopé d’une peine de trente-cinq ans de prison. Il ne peut téléphoner qu’àson avocat, sa mère et sa grand-mère. Pourquoi une telle méfiance ? On craint qu’il amorce un virus, en appelant un autre numéro quelque part dans le monde. Un numéro qui enclencherait une bombe informatique préprogrammée.

En décembre 1997, les amis du Condor, le groupe Pants/Hagis ont menacé les systèmes informatiques de la planète d’une infection virale de leur cru. Ils demandaient la libération du hacker emprisonné àLos Angeles. Le message d’avertissement est apparu très brièvement sur le moteur de recherche Yahoo, ainsi que quelques semaines plus tard, sur le site de l’Unicef, de l’Unesco, du FBI et de l’US Air Force . En 1998, la guerre d’usure continue, avec des passes une nouvelle fois sur le site du FBI et sur le site du journal le News-York Times. En 1999,
depuis janvier 1999, les attaques de sites demandant la libération de Mitnick ont doublé. Le jugement du Condor doit reprendre le 20 Avril 1999. La justice américaine ne souhaite pas relâcher le pirate qui doit servir d’exemple. Le dossier sur Mitnick comprend pas moins de 2 millions de documents.

Mitnick est le plus mythique, mais il n’est pas le seul.


VOICI les 11 autres plus connus


- .1 - Ken Thompson alias Ken. Co- créateur d’Unix.
- .2 - Richard Stallman Alias(?)Lui, il n’a pas de pseudo, l’homme invisible du net. Mais aussi le vrai illumine. Xfiles àlui seul. Tellement Bon qu’il bossait déjàpour IBM à16 ans, puis au MIT, puis ???
- .3 - Ehud Tenebaum alias Analyzer  En mars dernier (1998) ce zouave  a été arrête par le FBI. Il aurait  hacke plus d’un millier d’ordinateur.   Depuis, il fait son service militaire dans  son pays (Israel). Dans le Mossad, très certainement.
- .4 - Dennis Ritchie Alias Dmr Co- créateur d’Unix (Créateur du langage C )
- .5 - Captaine Cruch. John Draper Créateur du Phreaking. C’est ici que commence l’histoire de la fréquence herzienne 2600.
- .6 - Kevin Poulsen alias DarkDante  L’autre Kevin, l’autre àavoir joue avec le FBI, la NSA,et la Pacific Bell.
- .7 - Edward Cummings Alias Bernie.S , A 15 ans il fabrique son ordinateur. 10 Ans plus tard il hackera les services des télécoms Us. Depuis il a plein d’amis qui ne lui veulent que du bien en prison.  
- .8 - Robert Morris Alias Rtm. A adoré joué avec le NSA Membre de Legion Of Doom Avant que les services secret s’intéressent àlui.
- .9 - Johan Helsingius alias Julf. Failles et trous de sécurité n’avaient plus de secret pour lui. Pourquoi utiliser le passé ? Il a disparu de la circulation.
- .10 - Mark Abene. Créateur du Masterof the Deception. Précurseur du hack sur le Web. Spécialiste de la fibre optique.
- .11 - Vladimir Levin. En 1994, cette tête d’ange, s’introduit dans le réseau bancaire SWIFT. Il détournera 50 Millions de FF des comptes de la City Bank. Il est l’auteur du premier HOLD-UP Numérique.


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